Trois grands chantiers sont dès à présent engagés pour refonder l’école de la République.

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 L’OCDE a publié mardi 3 décembre les résultats de son Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), qui évalue à grande échelle dans 65 pays les compétences des élèves de 15 ans qui ont effectué leur scolarité obligatoire entre septembre 2002 et mai 2012.

Ces résultats du système éducatif français sont préoccupants parce qu’ils mettent en évidence, sur les dix dernières années :

  1. une baisse du niveau moyen en mathématiques : entre 2003 et 2013, la France perd 5 places en passant de la 13ème à la 18ème place sur 34 pays ;
  2. en accroissement des écarts de niveau entre les élèves qui s’explique par le plus grand nombre d’élèves en difficulté alors que dans les autres pays de l’OCDE, cette part est stable.
  3. une aggravation des déterminismes sociaux : l’école française est aujourd’hui celle des pays de l’OCDE où l’origine sociale des enfants pèse le plus lourd dans les résultats scolaires et cette tendance s’est accrue ces dix dernières années.

Ces résultats confirment les tendances qui se sont dégagées dans d’autres enquêtes nationales et internationales sur la France et qui ont nourri le projet pour la refondation de l’école. Les évolutions connues ces dix dernières années n’ont pas été bonnes pour l’école. Le Gouvernement ne se résigne pas à cette situation et entend agir avec détermination pour refonder l’école de la République.

L’école de la République doit être juste, pour tous les enfants : elle doit faire en sorte que l’origine sociale cesse de peser aussi lourd sur les résultats scolaires. Elle doit être exigeante avec chacun des élèves, pour l’amener au maximum de ses capacités. En mettant ainsi l’accent sur les inégalités de l’école française, l’OCDE confirme le diagnostic du Gouvernement, souligne que les réponses engagées vont dans la bonne direction et incite à poursuivre les réformes. Ces résultats confirment également la nécessité d’une mobilisation nationale autour de l’école et de sa refondation. Il faut s’occuper des 20% d’élèves en difficulté et réaffirmer que l’aide aux élèves les plus faibles ne nuit ni aux meilleurs, ni aux moyens.

PISA le montre par l’exemple : les systèmes les plus équitables, ceux qui luttent le mieux contre les déterminismes sociaux et qui limitent les écarts de niveaux entre les élèves sont souvent aussi les plus performants – comme le Canada ou la Finlande.

Toute l’action du Gouvernement répond à cet impératif : mieux venir en aide aux élèves en difficulté pour élever le niveau de tous. Au-delà de ces actions, PISA invite à accélérer les réformes qui permettent de redresser le système éducatif français en lançant le deuxième acte de la refondation de l’école.

Trois grands chantiers sont dès à présent engagés :

  1. Le chantier des métiers, pour redéfinir ce que doit être l’enseignant du 21e siècle, dans le dialogue avec les organisations syndicales ;
  2. La refonte des programmes de la maternelle au collège, avec le Conseil supérieur des programmes installé en octobre ;
  3. Une profonde réforme de l’éducation prioritaire, pour que la France offre les mêmes chances à tous ses enfants.

C’est toute la nation qui doit aujourd’hui se mobiliser autour de l’école, autour des enseignants. PISA doit convaincre ceux qui n’ont pas encore pris la mesure de l’enjeu qu’une mobilisation de tous est urgente pour refonder l’école de la République.

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