Principaux éléments du discours du Président de la République relatif à la grande conférence sociale

Le par

Dialogue sociale

 

Le président de la République a « choisi le dialogue social pour faire avancer notre pays. […] Cette méthode a fait ses preuves : en deux ans, des réformes importantes ont été menées à bien et elles sont pour la plupart issues des travaux des deux précédentes conférences ». « Il est de notre responsabilité de continuer ».

Le dialogue social ne peut « pas être une perpétuelle surenchère ». Il « a ses exigences, […] suppose le respect des partenaires » : « chacun doit être à sa place » et en même temps « rassemblés pour agir » (Le Président de la République, 07/07/14).

Réorientations européennes

 

Cette Grande conférence sociale « doit s’inscrire dans une double perspective : réformes nationales et réorientations européennes » :

  • En Europe, « sur le plan budgétaire, chaque pays, donc la France, doit respecter ses engagements et toutes les marges, toutes les flexibilités doivent être utilisées pour tenir compte notamment des réformes engagées ».
  • La France proposera dans les prochaines semaines un « programme de convergence sociale et fiscale » à ses partenaires européens, avec un « socle commun d’impôt sur les sociétés » et « un salaire minimum européen » (PR, 07/07/14).

Grande conférence sociale – les rendez-vous

 

« Nous devons sortir de cette conférence avec des grands rendez-vous ». « Ce n’est pas en deux jours que se fait la conférence sociale, mais c’est à travers des réunions qui doivent porter sur l’essentiel » (PR, 07/07/14) :

  • « La lutte contre le chômage de longue durée » sera érigée en « cause nationale ». « Un document sera préparé par le ministre du Travail ». En 2015 le nombre de CIE réservés aux entreprises sera porté de 40 à 80 000. En matière de contrat de génération, les aides seront doublées en cas de recrutement simultané d’un jeune et d’un senior. Pôle Emploi doit aussi assurer un accompagnement personnalisé et renforcé des demandeurs d’emploi de longue durée. L’objectif : « faire que les entreprises accueillent plus de chômeurs de longue durée ». « Cela pourrait être une contrepartie au pacte de responsabilité » ;

  • « Une grande réunion [avec] tous les partenaires sociaux à la rentrée » sera consacrée à l’apprentissage. Elle doit aussi associer les régions, les chambres de métiers, et « déboucher sur la levée de tous les blocages ». Les chiffres par exemple sont « dérisoires » dans le secteur public – « pour l’Etat, 700 par an ». 40 000 lycéens sont en apprentissage, « on peut faire davantage, peut-être même 60 000, 70 000 d’ici 2017». L’objectif global : « 500 000 apprentis ». Par ailleurs, « le service civique, qui accueille aujourd’hui 5 000 décrocheurs, verra ses moyens augmenter pour en accueillir le double ».

  • Le comité de suivi du CICE « verra sa compétence élargie à l’ensemble des aides publiques aux entreprises » : « tout [doit être] évalué ».

  • Un groupe d’évaluation des négociations sur le Pacte de responsabilité et de solidarité sera réuni à la rentrée par le Premier ministre. Le Pacte « a été entièrement respecté par l’Etat. Aux employeurs [désormais] de lui donner toute son ampleur ». « Une dizaine de branches seulement ont adopté un programme de travail ».

  • Des Assises de l’Investissement se tiendront à l’automne « pour adapter tous les dispositifs de financement en faveur de l’économie réelle ». Il est « possible d’investir davantage et de mieux orienter l’épargne des Français vers l’économie productive ». « Les banques [doivent] prendre leur part dans le financement des entreprises. La BPI joue son rôle, mais elle ne peut se substituer aux banques ». Après la réforme de l’assurance-vie, le gouvernement a « aussi la volonté d’orienter les 200 Md € d’actifs qui sont gérés par les organismes de retraite complémentaires vers les entreprises ». « Dans le même esprit, [doit être] engagée […] une discussion sur l’épargne salariale et sur l’actionnariat salarié, avec l’objectif de mieux associer les cadres et les travailleurs aux résultats des entreprises et de mieux mobiliser aussi les 100 Md€ qui sont déposés, pour l’investissement ».

  • « Sur l’ensemble du dialogue social, la représentation des salariés dans les entreprises, il peut y avoir là aussi une négociation ». Le ministre du Travail prépare « un document d’orientation sur le dialogue social, qu’il présentera dans les prochaines semaines ».

 

 

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