La reprise de l’économie française est enclenchée

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La reprise de l’économie française est bien là. L’Insee confirme pour 2015 la prévision de croissance de 1,1%, malgré un impact négatif des attentats de novembre sur le dernier trimestre, et anticipe un acquis de croissance de 1% au premier semestre 2016. Fort de ce regain de croissance, le taux de chômage commencera à baisser d’ici à la mi-2016, pour atteindre 10% en métropole (-0,2 point). Autre moteur solide, l’investissement accélérerait à un niveau inégalé depuis 2008, aussi bien pour les ménages (hausse des mises en chantier) que pour les entreprises (+2 % en 2015, + 1,7 % au 1er semestre 2016).

La reprise française est enclenchée :

L’Insee a confirmé la prévision de croissance de 1,1% en 2015, un niveau certes insuffisant, mais inédit depuis 4 ans, avec :

– Une hausse du PIB de 0,2% au quatrième trimestre, contre 0,4% prévu jusqu’alors ;

– Un impact des attentats du 13 novembre à Paris sur l’économie comme principal facteur de la révision de cette hausse (services d’hébergement-restauration, de loisirs et de transport) ;

– Les attentats devraient avoir un impact temporaire sur l’activité, limité à certains secteurs : les Français n’ont pas baissé les bras. C’est une bonne nouvelle.

Début 2016, l’activité économique française devrait enregistrer une croissance de 0,4% aussi bien au premier qu’au deuxième trimestre. L’Insee table ainsi sur un acquis de croissance de 1% au premier semestre 2016. Ces estimations confirment l’hypothèse du gouvernement d’une croissance de 1,5%. Ce rythme devrait être similaire à celui des partenaires européens, notamment l’Allemagne et l’Italie.

L’Insee prévoit que le taux de chômage commencerait à baisser d’ici à la mi-2016, pour atteindre 10% en métropole (-0,2 point).

– L’indicateur, mesuré selon les normes du BIT devrait progressivement baisser à 10,1% fin 2015, puis 10% au 1er trimestre 2016 ;

– L’évolution serait la même en incluant l’Outre-mer : 10,6% au 3e trimestre, 10,5% fin 2015, et 10,4% aux 1er et 2ème trimestres 2016 ;

– Cette baisse du chômage s’explique par une accélération des créations d’emplois, notamment dans le secteur marchand (35 000 postes marchands au T1 2016, après 24 000 au T2 2015). Au total, en incluant l’emploi non marchand, l’agriculture et les indépendants, 73 000 emplois seraient créés pendant le premier semestre 2016.

Autre moteur solide, l’investissement accélérerait à un niveau inégalé depuis 2008 :

– En recul depuis 2 ans, les dépenses d’investissement des ménages, principalement en logement devrait se stabiliser en début d’année. La légère reprise des mises en chantier de logements neufs est un bon signal (hausse de 1,5% sur un an à 78 700, pour la période allant d’août à octobre) ;

–  Depuis le début de l’année, l’investissement des entreprises a déjà nettement progressé : 2 % sur 2015. La tendance devrait encore s’accélérer début 2016, avec une hausse de 0,9 % puis 0,8 % sur les deux premiers trimestres ;

– De plus, dans l’industrie le climat des affaires est revenu depuis avril au-dessus de sa moyenne de longue période – en décembre, il a progressé à nouveau – ; les marges des entreprises se sont fortement redressées en 2015 et continueront en 2016 ; la consommation des ménages devrait accélérer progressivement dans les services au premier semestre 2016.

S’agissant de l’évaluation de nos réformes, et notamment du CICE, les premiers travaux publiés doivent être complétés par ceux menés actuellement par plusieurs groupes de chercheurs, sous la conduite du Comité de suivi du CICE dont nous attendons le prochain rapport (France Stratégie, attendu en septembre 2016). Il est encore trop tôt pour en tirer une quelconque conclusion. Ainsi, les premiers résultats de l’OFCE mériteront d’être approfondis et contre expertisés :

– L’impact sur l’emploi – 120 000 emplois créés ou sauvegardés à mi-2015 – semble cohérent avec les estimations de l’Insee.

– Celui – à la baisse  sur les prix est logique puisque l’ambition du CICE est bien d’améliorer la compétitivité-prix de nos entreprises, au travers d’une réduction du coût du travail.

– En revanche, l’impact sur la dynamique des salaires étonne, surtout pour la 1ère année du dispositif [sauf à ce que les entreprises aient décidé de verser des primes exceptionnelles]. Ce point devra être approfondi pour comprendre, s’il est avéré, à quels secteurs et surtout niveau de rémunération il correspond.

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Depuis 5 ans, Catherine BEAUBATIE est présente sur l’ensemble de notre circonscription aussi bien dans la partie rurale, qu’urbaine et péri-urbaine : 77 communes,
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