Agriculture – élevage: mobilisation européenne

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Il faut trouver les alliés en Europe avant la réunion des ministres de l’agriculture européens le 15 février prochain. C’est pourquoi Stéphane Le Foll a déposé ce jeudi des propositions à la Commission européenne, afin de faire face aux crises agricoles, en particulier pour ce qui concerne les secteurs laitier et porcin : tout doit être fait diplomatiquement pour lever l’embargo sanitaire russe sur le porc ; la France souhaite la mise en place de mesures ponctuelles de soutien des marchés face à l’excédent de production (stockage privé, relèvement temporaire prix d’intervention poudre de lait/beurre) ; plus globalement, il est plus que jamais nécessaire de débattre de nouveaux outils de régulation des marchés.

Le Président de la République et la Chancelière Angela Merkel évoqueront ces questions dimanche lors de leur rencontre à Strasbourg. Par ailleurs, demande forte des professionnels, un décret rendant l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait, obligatoire pour les produits transformés sera proposé et notifié à la Commission.

Dans le projet de loi « Sapin II » en cours de finalisation et qui sera prochainement discuté au Parlement, des mesures renforceront l’équilibre entre producteurs et industriels/distributeurs. Le gouvernement appelle une nouvelle fois ces derniers à participer à l’effort de solidarité envers les producteurs dans le cadre des négociations commerciales qui se déroulent actuellement. La mobilisation de l’Etat est totale.

Il s’agit de prendre des mesures européennes pour faire face aux crises agricoles en particulier pour ce qui concerne les secteurs laitier et porcin :

– Il faut que tout soit mis en œuvre pour lever l’embargo sanitaire russe sur le porc (mis en place depuis janvier 2014 après des cas de peste porcine en Pologne), qui aggrave l’embargo politique lié au conflit ukrainien. Une action diplomatique énergique doit être engagée rapidement par la Commission en ce sens.

– La France souhaite débattre de nouveaux outils de régulation des marchés notamment dans les secteurs du lait et de la viande de porc, afin de limiter la production quand le marché est saturé.

– Plus rapidement, il s’agit de mettre en place des mesures ponctuelles de soutien des marchés (poursuite du dispositif de stockage privé, mesure d’indemnisation pour réduction de cheptel, relèvement temporaire du prix d’intervention sur la poudre de lait/beurre).

– La France demande également le développement d’un véritable outil de crédit export européen qui faciliterait la recherche de débouchés.

– Enfin, un groupe à haut niveau sur le secteur laitier doit être mis en place rapidement afin de revoir les mécanismes d’intervention, de favoriser la maîtrise de la production en période de prix bas ou encore d’aider à la modernisation du secteur.

Par ailleurs s’agissant de la traçabilité de l’origine des viandes dans les produits transformés, au regard de la volonté de nombreux acteurs professionnels, Stéphane Le Foll et Emmanuel Macron proposeront un décret rendant l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait, obligatoire pour les produits transformés. Il sera notifié à la Commission européenne dans les prochains jours. Pour rappel, la France a déjà porté ce dossier à Bruxelles, avec Benoît Hamon, suite au scandale des lasagnes à la viande de cheval.

Enfin pour une plus grande considération des éleveurs dans les négociations commerciale, dans le nouveau projet de loi pour la transparence et la modernisation de la vie économique (loi « Sapin II »), qui sera discuté prochainement, le gouvernement proposera : de permettre de casser une reforme de marchandisation des contrats laitiers (marchandisation en hausse avec la fin des quotas) et ne pas pénaliser ainsi des jeunes qui s’installent ; de sanctionner de manière forte les entreprises refusant de publier leurs comptes (aujourd’hui sanctions pas assez dissuasives) ; d’intégrer la référence au prix payé au producteur dans les contrats passés entre industriels et la grande distribution.

D’ores et déjà, dans le cadre des négociations commerciales en cours jusqu’à fin février, le gouvernement appelle les industriels et les distributeurs à participer à l’effort de solidarité envers les producteurs, en n’accentuant pas la pression sur les prix, dans un esprit responsable envers ceux qui nous nourrissent.

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Depuis 5 ans, Catherine BEAUBATIE est présente sur l’ensemble de notre circonscription aussi bien dans la partie rurale, qu’urbaine et péri-urbaine : 77 communes,
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